Les rangers d’Ankazomborona arrêtent les pêcheurs illégaux | WWF

Les rangers d’Ankazomborona arrêtent les pêcheurs illégaux

Posted on 11 July 2018
Le village d'Ankazomborona
© WWF Madagascar / Talya Pillard
Le travail de « polisinala », ranger communautaire dans les mangroves de la baie d’Ambaro, au nord-ouest de Madagascar, n’est pas de tout repos.  Récemment, les polisinala du village d’Ankazomborona, dans cette localité, ont attrapé six pirogues qui emmenaient des pêcheurs illégaux dans leurs mangroves. Les pêcheurs illégaux qui ont été attrapés durant la nuit ont été conduits au village pour répondre de leurs actes selon le « dina ».
 
Réglementation traditionnelle et communautaire, le « dina » est l’outil qui régit la gestion efficace des ressources naturelles. Il liste entre autres les amendes à payer pour tous ceux qui enfreignent la réglementation, comme les pêcheurs illégaux. Aussi, les contrevenants arrêtés doivent signer une lettre d’engagement contre la récidive et les représailles.
 
Ainsi, les six pêcheurs illégaux qui viennent des villages alentours ont écopé une amende de 400.000 Ariary (environ 100 euros) pour chaque bateau attrapé. Les contrevenants ont accepté publiquement de payer leur amende. Au total, 2.000.000 Ariary soit environ 500 euros ont été versés au comité local du Dina. 
 
Ahmad Jacques est président de l'association « Ankameva » à Ankazomborona.  L’organisation communautaire qu’il dirige gère les 926 hectares de mangroves autour du village. « C’est le village en entier, avec les autorités traditionnelles et administratives, qui ont décidé l’interdiction de la pêche nocturne » selon lui. « Nous, les polisinala, sommes là pour faire respecter cette décision » a-t-il appuyé. Depuis leur prise de fonction en 2016, ils ont déjà attrapé 16 pêcheurs illégaux et 23 coupeurs illicites de mangroves.
 
Le village d'Ankazomborona
© WWF Madagascar / Talya Pillard Enlarge
Les mangroves d'Ankazomborona.
© WWF Madagascar / Talya Pillard Enlarge
Ahmad Jacques est président de l'association «Ankameva» à Ankazomborona
Ahmad Jacques est président de l'association «Ankameva» à Ankazomborona
© WWF Madagascar / Mialisoa Raharimanana Enlarge