L’apiculture d’Ankobà profite aux mangroves et aux communautés

Posted on 03 août 2021
Durant les cinq dernières années, les populations y ont observé que le changement climatique impacté leurs moyens de survie. Les pluies ont diminué, le calendrier de culture a changé comparé aux années précédentes. D’après les communautés, en 2010, elles avaient la capacité de produire du maïs et des légumineuses, mais aujourd’hui le manque de pluies ne permet plus au maïs d’arriver jusqu’à la maturité.  Les agriculteurs choisissent par conséquent de se convertir en pêcheurs pour survivre. Cette conversion d’activité accentuée par la croissance démographique pourrait représenter une menace avec la surexploitation des ressources marines.

Pour soutenir la productivité des écosystèmes marins et la gestion durable des ressources, WWF a collaboré avec FITAME, une ONG locale spécialisée dans l’appui aux collectivités paysannes. Des renforcements techniques et appui matériels (dotation : ruches, extracteur, etc.) en apiculture ont été faits pour les associations de pêcheurs du village qui compte environ 50 ménages. Depuis 2020, 26 ruches sont aujourd’hui peuplées, si l’objectif est d’en remplir 40. C’est une activité prometteuse et qui plait à la population d’Ankobà, de par le fait qu’elle ne soit pas coûteuse et ne prend pas beaucoup de temps.

Ce projet d’apiculture dépend considérablement des mangroves et des forêts sèches, car les arbres produisent un nectar que les abeilles collectent pour faire du miel. Les membres des associations de pêcheurs du village sont convaincus qu’il est nécessaire de conserver les mangroves pour la nature et aussi pour leurs besoins quotidiens.