Les mangroves de la baie d’Ambaro sont le 21è site Ramsar de Madagascar | WWF

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Les mangroves de la baie d’Ambaro sont le 21è site Ramsar de Madagascar

C’est une très bonne nouvelle pour la nature et le nord-ouest de Madagascar !

Désormais, les forêts de mangroves de la baie d’Ambaro sont officiellement le 21è site Ramsar de Madagascar après un long processus porté par l’état et appuyé par WWF. Inscrites comme zones humides d’importance internationale de la convention de Ramsar, ces mangroves couvrent quelques 54 000 hectares des côtes nord-ouest de Madagascar, entre l’île de Nosy Faly au sud et Port Saint-Louis au nord. Dans la baie d’Ambaro, les mangroves s’étendent sur toute la côte et sont parmi les plus préservées et les plus abondantes.
 
Cette reconnaissance mondiale est importante car la baie d’Ambaro abrite de nombreuses espèces d’animaux et de végétaux menacés. Sur les quelques 99 espèces d’oiseaux qui y vivent, 44 vivent uniquement dans les zones humides et y sont endémiques. Certaines espèces iconiques qui y vivent sont même en danger d’extinction, comme l’Aigle pêcheur  de Madagascar (Haliaeetus vociferoïdes) ou le Microcèbe de la Sambirano (Microcebus sambiranensis).
 
En plus d’abriter une faune et une flore uniques, les mangroves de la baie d’Ambaro jouent un rôle essentiel dans le quotidien des populations environnantes, de la ville d’Ambilobe à l’île de Nosy Be en passant par tous le villages alentours à la baie. Les mangroves fournissent des produits halieutiques et du bois, et soutiennent l’agriculture et l’approvisionnement en eau.
 
Le fait que les mangroves de la Baie d’Ambaro sont désormais d’importance mondiale rehausse leur valeur pour notre pays : elles sont un capital nature à préserver pour Madagascar. « Nous sommes prêts à porter haut les couleurs de Madagascar et nous sommes plus qu’honorés que la Baie d’Ambaro porte ce titre international. Nous sommes prêts à renforcer les actions des patrouilleurs qui sont d’autant plus motivés à préserver les forêts de mangroves », affirme Petera Benantsovina, secrétaire de la communauté de base « Aro harena voajanahary » (Protection des ressources naturelles en français) dans le village d’Angodorofo.
 
WWF s’est pleinement engagé dans les démarches pour l’inscription de la Baie d’Ambaro dans la convention Ramsar et soutient l’utilisation et la gestion rationnelle de ces zones humides à travers ses activités de conservation. A ce jour, WWF appuie 20 communautés de base dans cette zone. « Nous œuvrons dans la facilitation et la mise en relation de l’administration forestière et celle de la pêche, les collectivités territoriales décentralisées et les sociétés civiles. Ceci afin de roder un mécanisme  fluide pour réduire les principales pressions sur les mangroves comme la surpêche des crabes, crevettes et poissons, le charbonnage et les coupes illicites et pour s’assurer que les ressources de cette zone soient durables », explique Heritiana Rakotomalala du WWF.
 
Ce label nous rappelle que c’est notre devoir à tous gérer durablement ces 54 000 hectares de richesses pour le bénéfice commun des populations et des espèces animales et végétales qui y vivent.