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Les baobabs de Madagascar - un centre d'ntérêt international

Une première à Madagascar ! Un congrès scientifique sur la conservation des baobabs s’est tenu à Morondava du 15 au 17 décembre dernier.

Initié par le Groupe des Spécialistes et Passionnés de Baobabs de Madagascar qui regroupe des jeunes docteurs en biologie et écologie végétales de l’Université d’Antananarivo,  le congrès, ayant comme thème « Conservation des baobabs pour un levier de développement économique durable », a vu la participation d’environ 150 personnes venant de Madagascar et d’autres pays. Etudiants, chercheurs, acteurs de la conservation,  opérateurs économiques et touristiques œuvrant dans la commercialisation des produits dérivés du baobab, se sont penchés sur l’élaboration d’un document de stratégie de conservation des baobabs et la collecte d’information pour l’élaboration du document relatif à l’Avis de Commerce Non Préjudiciable (ACNP) pour  l’espèce Adansonia grandidieri (Renala). L’ACNP est une décision de l’autorité scientifique sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. A travers ces documents, des outils de gestion et des stratégies conciliant la conservation et la valorisation économique de cette espèce ont été développés.

Sept sur huit espèces dans le monde ne se trouvent qu’à Madagascar dont six d’entre – elles sont endémiques de la Grande Ile. La population de ces espèces connait actuellement une forte réduction à Madagascar due à la déforestation massive ces dix dernières années. Ainsi, il est impératif de protéger cette espèce, qui en fait un emblème national du pays, d’où la nécessité des activités comme ce congrès.

Par ailleurs, les résultats des recherches sur les baobabs ont été présentés par les participants qui ont également entretenu une pépinière de 1.000.000 de plantules d’espèce autochtone et exotique y compris le baobab à Ambalirao Morondava. En marge du congrès, « les échanges avec les différents participants permettent de tisser de nouvelles relations pour d’éventuelles collaborations futures pour la conservation et le développement », déclare Judicaël Rakotondrazafy du WWF.