Les pêcheurs de la FUP BATAN ont stoppé des défricheurs de mangroves ! | WWF

What would you like to search for?

Nos Nouvelles

Les pêcheurs de la FUP BATAN ont stoppé des défricheurs de mangroves !

Grâce à l'intervention de la Fédération des Unions des Pêcheurs de la Baie d’Ambaro, Tsimipaika, Ampasindava et Nosy-Be (FUP BATAN), une grande exploitation de charbons de bois dans les mangroves a été découverte à Anorontsangana, district d’Ambanja, au nord-ouest de Madagascar.

Interdits d’exploitation depuis 2014, les bois de mangroves de cette zone enclavée subissent une forte pression.  C’est en partie à cause de la migration de populations venant du grand sud et des zones environnantes dont la Région Sofia. En mi-mai, la FUP BATAN décide d’interpeler le public et les autorités en réalisant un reportage sur le défrichement des mangroves, avec l’aide d’un journaliste reporter. Au total, plus de 1 000 sacs de charbons destinés à la vente ont été trouvés sur place et plus de 200 hectares de mangroves ont été détruites.
 
Le reportage diffusé sur la chaîne nationale et le plaidoyer mené par la fédération ont retenu l’attention des responsables du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable. La Direction Régionale de l’Environnement et du Développement Durable Diana a pris immédiatement les mesures nécessaires. Au total, douze charbonniers illégaux ont été arrêtés et placés sous mandat de dépôt à la maison centrale d’Ambanja au début du mois de juin. Les délinquants encourent une peine de 5 ans de prison et une amende de 2 000 000 Ariary (500 euros).
 
De leur côté, les organisations de la société civile d’Ambanja et la FUP BATAN feront des suivis. Le président de la fédération, Randrianasolo Félix, affirme avec fermeté que « la FUP BATAN ne cessera d’honorer ses engagements pour la bonne gouvernance des ressources naturelles dont les mangroves dans la zone Baie d’Ambaro, Tsimipaika, Ampasindava et Nosy-Be. Nous suivons avec attention l’affaire et nous vérifierons que les lois soient effectivement appliquées à l’encontre de ces délinquants. » Face à la crise sanitaire, les pêcheurs de la FUP BATAN consacrent cœurs et âmes pour soutenir le respect des lois et dénoncer les crimes environnementaux.