Des ondes radios pour sauver nos ressources naturelles. | WWF

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Des ondes radios pour sauver nos ressources naturelles.

Les pressions sur les ressources naturelles à cause de la crise sanitaire liée à la Covid-19 sont en recrudescence.

La hausse des activités illégales rend la situation des aires protégées préoccupantes : incursions des migrants, charbonnages, feux, défrichements, exploitation forestière et minière, braconnage, collecte de produits forestiers. Une situation dénoncée par le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, qui affirme que 52 521 départs de feu ont été détectés entre janvier et juin de cette année. À Bobasakoa, une commune de la baie d’Ambaro, des charbonniers illégaux ont réussi à produire jusqu’à 30 sacs de charbons par jour avant d’avoir été appréhendés par les autorités.

Pour faire face à cette situation, des spots radiophoniques de sensibilisation ont été lancées sous l’impulsion de la Plateforme des Gestionnaires des Aires Protégées Diana (PFGAP) depuis juillet. Les spots de sensibilisations parlent des mangroves, du charbonnage, du défrichement et des feux de brousse. Ils ont été diffusés sur 11 chaines radios réparties dans 5 villes de la baie d’Ambaro jusqu’à Diégo Suarez.  « Ces spots auront des impacts positifs pour le moral des communautés aux alentours des aires protégées, mais aussi pour les communautés gestionnaires de forêts de mangroves » a déclaré Heritiana Rakotomalala du WWF. Avec l’appui de WWF, ces communautés poursuivent leurs efforts de gestion malgré les activités illégales. Le message est clair : « Aza mandrora mantsilagny » (ne crachons pas sur nous-mêmes en français). « En détruisant nos ressources naturelles, nous détruisons également nos sources de revenus, nous tuons les animaux en dégradant leur habitat naturel, nos terres ne seront plus fertiles et les eaux se feront rares » conclut Heritiana.

Cette initiative des gestionnaires des aires protégées de la région Diana est appuyée par WWF, avec le soutien du ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ).